dimanche 7 août 2011

Ricardo Villalobos, le chilien de la minimale allemande

Si il nous arrive parfois de blaguer sur les DJ stars souvent absents de là où ils sont attendus pour cause d'avions ratés et que Ricardo Villalobos en fait partie, et si nous sommes un poil allergiques au marketing à deux balles fait autour de certains, il faut bien reconnaitre que si certains nous percent les oreilles avec de la musique stridente en remplissant le stade de France, Ricardo Villalobos fait du bien à nos oreilles et reste cher à notre coeur, de part sa présence dans des évènements de qualité et dans les clubs les plus pointus de la planète..
Je ne vais pas vous refaire une biographie de l'artiste, si cela vous intéresse d'en savoir davantage, il y en a plusieurs sur le web, comme ici par exemple. Retenons simplement que cet enfant du Chili né dans les années 70 est arrivé à l'age de 3 ans en Allemagne. Il commence à toucher des platines en 1990 et sort son premier maxi en 1992.
A l'adolescence, c'est Depeche Mode qui llui fait découvrir la musique electronique, et il se tourne assez vite vers la house, pour finalement s'en détourner pour la techno minimale, menée à l'époque en Allemagne par le non moins célèbre Richie hawtin aka Plastikman.
Après des dizaines de sets, de maxis et remixes, c'est en 2003 qu'il sort son premier album Alcachofa, remarqué à l'époque, sur le label Playhouse. Je me souviens avec émotions de la découverte des morceaux de l'album qui m'ont menée à lui, Easy Lee et Dexter, présents sur le maxi des remixes de ce même album.


L'année suivante c'est sur un autre label allemand, Perlon, qu'il sort son second album "Thé au harem d'Archimède". une composition musicale hypnotique, bercée par des sons en tout genre, un disque à écouter chez soi, au calme, au bord d'une piscine, que sais-je...quelques extraits de cet album, que je vous conseille vivement
et encore celui là, que j'adore :
Et puis, des centaines de sets à travers la planète avec ses acolytes, Loco Dice, avec la sortie en 2005 d'un double CD mixé sur le label Cocoon recordings, Green & Blue. Avec son compère Luciano, ils s'éclatent comme deux enfants, entrainant les foules sur des sets inimitables, comme ici à love Family Park
Des enfants; on en entend aussi sur ce titre, que Ricardo a sorti à l'occasion de la naissance de son fils
En 2010, il sort le très remarqué Peculiar, tant pour la qualité du track, son hypnotisme, que sa longueur, car il dure pas moins de 21 mn..la video suivante n'est donc qu'un "extrait", même si c'est déjà 15 mn de musique
Enfin cette année, c'est avec Max Loderbauer, un berlinois que l'on peut aussi retrouver aux cotés de Moritz Von Oswald (le "pape" du dub allemand), que Ricardo a concocté le magnifique album Re :ECM, qu'il faut prendre le temps d'écouter, mais bon sang, ça vaut le coup d'y prêter l'oreille. L'album est dispo sur deezer, et bien sur chez tous les bons disquaires. ECM (Edition of Contemporary music) est un label allemand de Jazz, world music, de musique classiqueet contemporaine.
en voici un petit extrait

Re: ECM - Ricardo Villalobos & Max Loderbauer
Dans la video ci dessous, Max Loderbauer et Ricardo Villalobos expliquent comment est né le projet et de quelle façon ils ont travaillé dessus, en donnant un avis sur la manière dont pourrait être exploitée cette musique en club. Un album travaillé avec des extraits de la collection du Label ECM, pour lequel son fondateur a donné l'autorisation d'utiliser l'intégralité de son catalogue pour composer Re:ECM, mariage de la musique électronique et du jazz, autant de travail que d'improvisation pour un album ambient plein d'émotions, conscientes et inconscientes (c'est Ricardo qui le dit..et il a raison sur ce coup là!)

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